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25 mai 1963/25 mai 2011 : anniversaire de l’Organisation de l’Unité africaine-OUA : quels sont les défis à relever ?

Publié par Ndouné sur 31 Mai 2011, 00:02am

Catégories : #Opinion

Youssouf Ahamat TyeraCette journée, qui correspond à la date anniversaire de la création de l’organisation de l’Unité africaine-OUA (25 mai 1963 à Addis-Abeba, en Ethiopie), à la quelle a succédé l’Union africaine(UA) en 2002, est destinée à célébrer notre continent dans sa richesse et sa diversité, à remplacer la solidarité entre ses peuples, à promouvoir l’intégration régionale et la coopération internationale.

Le continent africain constitué de 53 pays, bientôt 54 avec le sud Soudan, s’étant sur une superficie de 30.000.000 km2 de part et d’autre de l’équateur jusqu’aux latitudes méditerranéennes, avec une population qui ne cesse de s’augmenter, passant de 227 millions en 1960, à plus de  900 millions  en 2008,un peu plus d’1 milliard en 2010, et d’ici 2050 l’Afrique aura 2  milliards de personnes. D’un bout à l’autre de l’Afrique, les mouvements indépendantistes, se sont battus pour libérer leurs concitoyens du joug du colonialisme et de l’impérialisme.

Kwamé Nkrumah, écrit : je cite« le nationalisme africain ne se limite pas seulement à la Côte d’Or, aujourd’hui le Ghana. Dès maintenant il doit être un nationalisme panafricain et il faut que l’idéologie d’une conscience politique parmi les Africains, ainsi que leur émancipation, se répandent partout dans le continent ».fin de citation.

Patrice Lumumba, écrit : je cite : « un jour, l’histoire aura son mot à dire, mais ce ne sera pas l’histoire qu’on enseigne à l’ONU, à Washington, Paris ou Bruxelles, mais l’histoire qu’on enseignera dans les pays libérés du colonialisme et de ses marionnettes. L’Afrique écrira sa propre histoire. Une histoire faite de gloire et de dignité » fin de citation



L'Afrique est considérée à juste titre comme le berceau de l'humanité, à l'origine d'un grand nombre de peuples, de langues, de religions et de traditions. Ce tableau ne peut pas occulter les tristes records battus par le continent Africain : Le PIB par habitant est le plus bas du monde et l'évolution actuelle ne corrige en rien le chiffre malgré les extraordinaires ressources naturelles dont regorge le continent Africain. L'endettement des pays reste très lourd faute d'un développement économique harmonieux. La pénurie d'eau potable demeure un sujet de préoccupation et ses conséquences sur la santé des populations sont importantes.
 

Le sous-développement de l’Afrique est un problème complexe dont les causes sont à la fois extérieures et intérieures au continent, d’ordre à la fois sociopolitique, économique, technique.

L’Afrique a souffert et continue de souffrir de l’exploitation des ressources par l’occident mais on ne peut pas passer toute notre existence à faire le bilan des humiliations subies.

Il est temps de faire bouger l’Afrique, on a la compétence humaine, des ressources naturelles.

 

L’Afrique conduira elle-même sa modernité, dans une interaction originale entre l’Urbain et le rural, et sous la pression des jeunes générations, particulièrement créatives dans le domaine artistique, comme dans les nouvelles technologies.

L’atout principal de l’Afrique est dans sa jeunesse, son énergie, sa capacité d’adaptation.

Il ya cependant trois éléments qui jouent en faveur de l’Afrique :

-       Son immense territoire

-       Sa population atteindra deux milliards d’habitants en 2050.

-Et ses immenses ressources naturelles, qui focalisent l’attention de toutes les puissances.

 

 Les défis qui se posent aujourd’hui à l’Afrique sont bien réels et gigantesques.

L'Afrique doit pouvoir surmonter ses vraies difficultés et s'attaquer avec plus de rigueur à son développement dont le succès réside dans la performance de son agriculture, et son éducation.

  Il est paradoxal que notre continent soit obligé d'importer sa nourriture
alors que ses potentialités lui permettent non seulement de nourrir ses
habitants mais de devenir l'un des grands exportateurs de céréales.

L’Education : une des priorités pour l’Afrique du 21ème siècle.

La participation de la femme en tant que acteur de développement et pilier sur le quel doit pouvoir compter pour le décollage du continent car la femme représente plus de 50% de la population. Connaissant bien le rôle de la femme, il faut aussi veiller à son éducation. Tous les enfants à l’âge de la scolarisation, filles et garçons doivent prendre le chemin de l’école. A nos jours dans certains coins de l’Afrique, les filles ne vont pas à l’école. A qui la faute ?, je réponds que la faute est partagée entre Etat, et parents d’élèves. Pour ce qui est de l’Etat, il a l’autorité d’instaurer une éducation, obligatoire, et gratuite pour filles et garçons. Et les parents d’élèves ont l’obligation d’amener leurs enfants à l’école, cas contraire, ils se verront sanctionnés par la loi.

 A l’image de la Tunisie, d’où le père de l’Indépendance Habib Bourguiba à instaurer en 1957, l’éducation est obligatoire et gratuite pour filles et garçons, voilà l’exemple de la Tunisie qui a réussi grâce aux compétences humaines sans le pétrole.

Les parents, qui n’osent pas amener leurs enfants à l’école, se verront sanctionnés par la loi.

En même temps, il faut créer une école des adultes, pour les sédentaires et les nomades, à l’image des cours du soir, pour tout citoyen(ne) d’Afrique, jusqu’à l’âge de 60 ans.

 Oui bien sûr après 60 ans ce n’est pas pour aller travailler à la fonction publique, mais pour donner un exemple aux jeunes du continent que le savoir n’a pas de limite.

 Comme le Prophète Mohamed, « paix et salut sur lui » a dit, je cite « il faut chercher le savoir depuis l’enfance, jusqu’à la mort, allez chercher le savoir même en chine » fin de citation. C’est pour dire que le savoir n’a pas d’âge, ni de limite.

 Il a fait référence à la Chine, par ce que c’est le bout du Monde. Dieu merci, à nos jours avec les nouvelles technologies de savoir tel que l’internet, e-book, et la télévision, le savoir est à  notre portée.

 En temps qu’un homme modeste, sans complexe de supériorité, je cherche toujours à apprendre. Je donnerais mon exemple pour que les autres fassent la même chose. En étant étudiant en 1979, en classe de 5ème au lycée Franco-arabe d’abéché, âgé de 15 ans (enfant soldat), j’ai abandonné les cours pour rejoindre les FAN (Forces armées du Nord) à Arada.

 Etant combattant, j’ai toujours dans l’idée d’approfondir mes connaissances, c’est ainsi en 1986 à Moundou, étant en fonction je suivais les cours du soir et des cours à distance (France) jusqu’à obtenir mon bac série G2 en 1989.

Je ne me suis pas arrêté là, pendant mes formations militaires en France, je suivais aussi des cours en parallèle.

 Après ma rétraite, j’ai repris de nouveau le chemin de l’Université, en 2008 et 2009, je suivais des cours de Master professionnel en droit privé des affaires à l’Université Ibn-Khaldoun, et Master professionnel en Marketing stratégique à l’IHET, et 2009-2011  Master recherche à (l’UMLT) en gestion des organisations. Si Dieu le veut, j’ai l’intension de m’inscrire à une thèse de doctorat.

 Mon fils, faisait la 2ème année finance, dans la même université que moi. Certains s’étonnaient de voir le père et le fils dans la même université, pour moi je ne vois rien d’étonnant, si non un plaisir d’apprendre et en même temps encadrer mon fils, et servir aussi d’exemple aux autres, qui veulent apprendre mais qui se sentent complexés.

Il faut chercher à mettre tous les africains face à leurs propres responsabilités, afin de les engager à échapper à la culture de la dépendance qui conduit à la passivité, au fatalisme et à l’échec.

Les pays africains doivent pouvoir réussir à faire leur révolution industrielle, grâce aux ingénieurs africains.

-L’Afrique devrait fixer des objectifs communs, à moyen terme, sur l’éducation, la santé, et l’énergie.

Dans certains pays le délestage (coupure d’électricité) est en permanent, par ce que les groupes électrogènes utilisés sont obsolètes.

Les jeunes qui préparent leurs examens, sont obligés de camper devant les lampadaires publics pour réviser.

Alors l’Afrique et le continent qui a plus du soleil, et du vent pourquoi n’est pas utilisé l’énergie solaire et éolienne?, ou bien ces vieilles machines continuent à profiter à certains pour le coût de l’entretien, et l’achat du Gasoil ?.

Emancipation monétaire

Sur le plan économique et financier, l’arrimage du franc CFA au trésor français demeure un cordon ombilical tenace que personne n’ose rompre. Ceci, est une première de cause de la persistance misère, de l’humiliation permanente, du sous développement devenu réalité des pays d’Afrique francophone.

La globalisation des marchés financiers, est un fait. Rien ne sert de l’esclavage contemporain de l’Afrique. Les oligarchies politiques, commerciales, financières et bancaires règnent sur le monde.

Elles ont fait un monde leur image, et tant pis pour les victimes. C’est aux africaines, et africains de prendre leur responsabilité.

C’est pourtant un des derniers vestiges de l’ère coloniale puisque son histoire est consubstantielle à la colonisation française.

 Le sigle CFA a d’abord signifié « colonies françaises d’Afrique », puis « communauté française d’Afrique », et enfin « communauté financière africaine ».

 Et pourtant l’indépendance tant chantée devait aussi s’accompagner d’une prise en charge exclusive de la monnaie, à l’instar des pays africains anglophones ou lusophones, qui ne s’en portent d’ailleurs pas mal.

Dans la sous-région ouest-africaine, le Ghana et son cedi sont la preuve vivante, et qu’un pays non membre de la zone franc n’est pas voué à la mort.

Mieux, le Ghana dont la monnaie n’est rattachée à aucune institution financière de l’ex-colonisateur, se hisse au sommet des performances en matière de croissance en Afrique.

Faut pas s’étonner, si un jour, le FMI (fonds monétaire international) imposera, de nouveau un ajustement structurel à l’image de celui de 1987, ou bien le trésor français imposera une nouvelle dévaluation du franc CFA à l’image de celle de 1994 qu’a connue l’Afrique francophone.

 

Certaines mesures pratiques sont nécessaires :

Elles portent essentiellement sur une implication dans la démocratie participative et le renforcement de la société civile, afin de libérer les énergies des individus pour qu’ils prennent en main leur propre destinée et définissent des priorités de développement, et pour permettre aux gouvernements de les aider à réaliser leur vision.

S’inspirer de l’exemple du prix Nobel le professeur Muhamed Younus pour sa mise en place du système microcrédit au Bangladesh c’est aussi un exemple.

L’Afrique est vue par l’occident comme un continent de tous les problèmes (maladies, pauvretés, guerres, sous-développée, en voie de développement, depuis 50 ans on entend que ses mots.

Je suis très optimiste que l’Afrique va relever le défi, grâce à notre jeunesse, avec les nouvelles compétences, les nouvelles technologies, et les ressources naturelles que l’Afrique regorge.

Nos jeunes croyaient que l’occident c’est le paradis ils tentent de franchir la méditerrané à risque de leur vie, par contre on peut mieux réussir en Afrique.  Mais un jour, l, immigration se fera en sens inverse. Déjà on a les chinois qui continuent à envahir l’Afrique, et demain ça ne sera pas le tour des occidentaux ? L’histoire nous donnera raison.

 

CONCLUSION

Pour relever tous ces défis, la compétence humaine, et l’environnement doivent être placés au cœur de tout processus décisionnel. Ni l’Afrique ni le monde ne peuvent se permettre de voir le continent rester un simple réservoir de ressources pour l’industrialisation et le développement d’autres pays, d’Europe, d’Amérique ou d’Asie. En revanche, les pays africains et la communauté internationale devraient se concerter pour donner aux peuples africains les moyens de protéger leurs précieux écosystèmes (les terres agricoles, les zones humides, les pêcheries, les fleuves, les lacs, les forêts et les montagnes) et de les exploiter de façon responsable, équitable et durable.

Pour ce faire, les pratiques de développement doivent être conçues et mises en ouvre dans le cadre d’une approche globale.

 

Général à la retraite

Youssouf Ahamat Tyera

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