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Internet : Gare aux Réseaux-Sociaux



Publié par Ndouné sur 28 Juin 2012, 05:00am

Catégories : #Opinion

reseaux-sociaux-1Avec l'arrivée de l'internet et des réseaux sociaux, les normes sur la vie privée ont complètement changé, et elles sont maintenant ancrées dans la vie des jeunes de nos sociétés technologiques. Facebook, Twitter, Youtube, Skype ... peuvent être utiles dans une certaine mesure: retrouver d'anciens amis, garder contact avec la famille, organiser des événements (Ben Ali et Mubarak sont partis grâce à Facebook). Le problème: Ils sont trop présents dans nos vies.

Surtout Facebook, depuis sa création entre 2004 et 2005 nous avons pu voir une évolution phénoménale du nombre d'utilisateurs qui vont atteindre bientôt le chiffre de un Milliard. Imaginer un peu, la planète compte 7 milliards de populations et vous allez trouver 1/7ieme de cette population uniquement sur facebook ! J'ai lu quelque part qu'en Occident (Europe et Amérique) 3/4 des jeunes de 15 ans et plus possèdent un compte Facebook. Ils passent en moyenne 10h en ligne par semaine. Je dis bien en moyenne. Mais qu'est-ce que cette vie virtuelle ? Où sont passés les contacts réels et sincères entre les gens?

Les grandes entreprises en technologie font tout pour attirer une grande clientèle. Par exemple, Google a lancé il y'a quelques mois un nouveau réseau social: Google+. Celui ci a attiré beaucoup d'attention notamment en offrant des conversations vidéo. Quelques jours plus tard, Facebook (avec son budget de 75 milliards de dollars) a fait une alliance avec Skype, le service d'appels vidéo acquis par Microsoft. Voyez vous, Google, Microsoft, Apple, Facebook, Twitter, Skype ... et que sais-je encore, dominent le monde en technologie et la concurrence est toujours grande entre les géants technologiques de monde actuel. Et si les jeunes gens ne font pas attention, et s'ils n'utilisent pas l'internet ou les nouvelles technologies modestement, ils risquent de rater beaucoup des choses.

Une petite parenthèse: 2009-2011, j'ai eu comme colocataire un petit frère. Les jours congés ou les weekends, il était capable de passer 15h par jours sur internet. Qu'est ce qu'il faisait? Il écoutait des musiques sur Youtube, il bavardait en ligne avec ses amis à travers le Monde sur Facebook, il visitait quelques sites web tchadiens pour lire des infos du Tchad, il revenait sur Youtube et Facebook et ainsi de suite jusqu'à tard la nuit. Ca c'est extrêmement grave. Heureusement, je continuais de lui conseiller de temps en temps et j'ai pu lui faire savoir le danger de l'abus de l'internet. Il a réduit le temps qu'il passe sur internet. Mais combien d'autres jeunes gens à travers le Monde font exactement la même chose que mon petit cousin ? Des milliers pour ne pas dire des millions. Ces jeunes ont besoin de conseil, et c'est un devoir pour nous les intellectuels de leur prodiguer quelques petits conseils gratuits.

Voilà les miens

Ayant moi-même déjà possédé un compte d’utilisateur Twitter (pendant 2 ans, 2005-2007), je l’ai supprimé parce que ça me prenait trop du temps. A quoi ca sert d’être un ami virtuel de Paris Hilton, de Jennifer Lopez, de Tom cruz ou de Jackie Chan ? Lire les messages des acteurs et actrices de Hollywood ou des politiciens états-uniens sur Twitter pendant des heures ne nous grandit pas. Et ces amis virtuels on ne peuvent pas être de même train de vie qu’eux ni ici bas dans le vrai Monde ni après la mort.

Avec le temps, en abusant toujours de plus en plus de Twitter, j'ai réalisé à quel point nous, jeunes et vieux, perdons notre temps à aller écrire ce que nous faisons, pensons, ou voir ce qui se passe dans la vie des autres. En 2007, par un coup de tête j’ai fermé ce compte.

Depuis que j’ai supprimé ma page Twitter, j’ai réalisé que des nombreuses heures que j’y consacrais n’étaient qu’une perte de temps, des heures que je consacre depuis cette date à faire des choses plus pertinentes,  importantes et constructives (étudier, visiter les amis et proches, faire des courses aux autres…) D’ailleurs les vrais amis et proches peuvent nous appeler ou même nous « texter » si c’est nécessaire.

En 2010, j’avais ouvert un compte sur Facebook. Car, quelques camarades de classe en « programmation » m’ont incité d’ouvrir un compte parce qu’ils préféraient se communiquer entre camarades par Facebook que par d’autres sortes d’emails tels que Yahoo, Hotmail ou Gmail. Avec la mauvaise expérience que j’ai vécue sur Twitter, je fais très attention avec Facebook. Je connais le sentiment d’avoir besoin d’aller voir notre page, de vérifier qui a commenté nos photos ou qui a écrit sur notre mur. C’est une sorte de curiosité qui nous envahit, et plus on a d’information sur ce qui se passe, plus on risque de découvrir des choses que nous ne voulons pas savoir. Ainsi donc je visite le site Facebook une fois ou 2 fois par semaine. That is it, That is all. 

Autre point important sur Facebook. Il y’a un esprit de compétition qui règne. Entre celui qui a l’air d’avoir la plus belle vie, d’avoir une connaissance sur quelque chose, d’avoir plus d’amis, d’être le plus heureux ou la plus heureuse ou la plus belle chez les jeunes filles? Essayer de visiter trop souvent ce site gigantesque appelé Facebook (livre de la face) est assurément une source de conflits, et il faut le vivre pour le croire.

Si j’ai un conseil à donner, l’abus quotidien de toute sorte de technologie affecte la santé des jeunes en leur rendant effectivement plus enclins à l’anxiété, à la dépression voire à l’isolement. La vie sociale et amoureuse de ceux qui abusent de Facebook est contrôlée par ce réseau social. Pourtant c’est une vie virtuelle. Rare ceux qui ont eu la chance de fonder un foyer ensemble grâce à Facebook. Le plus souvent ce sont des ami(e)s qui se trouvent à l’autre bout du Monde. Ceci dit, nous qui avons bien compris le danger de l’abus, nous devons agir avant que ce ne soit trop tard pour les jeunes en perdition. Beaucoup de ces jeunes se disent : « comme vivre sans Facebook? » Eh bien, vous viviez beaucoup mieux avant d’avoir fait la connaissance de l’existence de ce réseau social. Croyez moi, vous pouvez mieux vivre sans problème. Si vous ne voulez pas désactiver votre compte Facebook, c’est correct, sauf qu’il ne faut pas en abuser. Il serait temps de réaliser que vous, surtout les jeunes, en faites une utilisation abusive. Prenez votre garde et ne faites pas plus d’une heure du temps par jour sur Facebook.

Pour terminer, la dépendance de Facebook, de Twitter ou d’autres réseaux sociaux fait son chemin petit à petit. Et soudainement vous allez être pris à votre propre jeu. Désormais incapable de fonctionner sans répondre à cette pulsion dévorante et la vraie vie commence à changer graduellement :  isolement, humeur instable, besoin d’utiliser internet plus souvent, peu de temps pour la famille, le couple, les loisirs et autres que celui-ci, les mensonges, les faux-fuyants, les « m’as-tu vu » etc. 

Cette dépendance d’internet est très dangereuse surtout pour les jeunes africains. Car nous sommes pauvres et l’accès à l’internet n’est pas donné à n’importe qui. Par exemple, en partant pour le Tchad, j’ai fait 4h à Addis Abeba. A l’aéroport j’ai voulu vérifier mon compte email, on m’a dit que c’est 5 dollars chaque 30mn. J’ai payé. Pour ouvrir l’ordinateur et consulter mon email, ça a pris 25mn. J’ai appelé la gérante. Je dis que tout le temps a écoulé juste en ouvrant votre ordi, elle me demande de payer encore 5 dollars ou bien je dois quitter le lieu. J’ai voulu argumenter,  elle voulait rien savoir. Enfin, elle m’a rétorqué « tu quittes le lieu ou bien j’appelle la police ». Pour une petite histoire de 5 dollars, je l’ai remise un autre 5 dollars, donc 10 dollars (5000f CFA) pour une heure du temps pourtant le 30mn est parti dans la lenteur de leurs ordis. A N’Djamena je m’en vais juste deux fois par semaine mais je paie 200 FCFA par heure au cybercafé qui se trouve près de Photo Victoire. Ca aussi, je n’utilise que 30 ou 25 mn. Car la vitesse de l’internet est trop lente (pas de fibre optique à N’Djamena en ce temps). En épilogue, n’abuser pas de Facebook ou de n’importe quels autres réseaux sociaux. Soyez modestes. Visitez votre compte une fois ou 2 fois par semaines. Sachez également que la conversation sur les réseaux sociaux est comme toutes les autres entre les humains. Souvent désordonnée, pleine de débordements, d’exagérations, il y’a des mensonges, des allégations, des erreurs… Avez-vous vu combien des jeunes africains s’insultent au grand dam de tout le monde sur Facebook? C’est beaucoup. Ne prenez pas tout au sérieux dans ces genres de site. Ne prenez pas pour argent comptant quand vous lisez quelque chose sur ce site. Et le plus important, essayez de limiter le temps que vous passez dans un tel réseau social. Pour le reste, occupez vous des choses plus importes pour votre vraie vie sociale. Merci pour votre lecture et bonne journée. 

Votre ami et frère
Mahadjir.Fils


Amérique du Nord.
 www.enfantdutchad.com

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