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Le Soudan est-il sur les traces de la Libye ?

Publié par Ndouné sur 5 Septembre 2011, 13:06pm

Catégories : #Afrique

 

Soudan_rebelles.jpgComme en Syrie ou en Libye, ce mouvement d’opposition appelle à un soutien international pour faire tomber le régime de Omar El Béchir présenté à l’occasion comme l’instigateur des dernières violences dans l’Etat du Nil bleu (sud est) et dans le Kordofan Sud, deux bastions de son mouvement qui ont repris, selon les observateurs, les armes contre Khartoum (17 morts uniquement dans la nuit de jeudi à vendredi).

«Le coup porté par Khartoum au seul Etat du Soudan du Nord capable de se déterminer par un processus électoral prouve qu’il n’est pas possible de faire un changement constitutionnel sous ce régime actuel» et «rien d’autre n’est possible pour les Soudanais à part une combinaison de manifestations de masse et de lutte armée, de l’est de l’Etat du Nil bleu à l’ouest du Darfour», affirme le secrétaire général de la branche nord de l’ex-rébellion sudiste dans un communiqué.

A l’origine de cette montée au créneau attendue, la proclamation après les affrontements ce week-end entre l’armée et des forces loyales au gouverneur élu Malik Agar, proche des ex-rebelles sudistes, de l’état d’urgence dans le Nil bleu, un Etat frontalier du Soudan du Sud qui a obtenu son indépendance le 9 juillet dernier et la poursuite des combats, même sporadiques, dans l’Etat proche du Kordofan Sud. En attendant l’appui «occidental»,c’est-à-dire l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus des Etats du Darfour et du Nil bleu, Yasser Arman presse les garants de l’accord de paix de 2005 (USA, GB, Norvège) de réagir aux violations et au «déplacement forcé de centaines de milliers d’habitants du Sud Kordofan et du Nil bleu» et associe ses moyens avec ceux de trois principaux groupes rebelles du Darfour pour former un mouvement politico-militaire uni pour le changement. Khartoum, qui accuse Juba de chercher à la déstabiliser, redoute l’ouverture de nouveaux fronts.

Par mesure de sécurité, elle opte pour la fermeture des bureaux du SPLM, la réaffirmation de son autorité sur ses nouvelles frontières et le désarmement des milices. Une nouvelle guerre risque d’éclater au Soudan.

Source : Donnetonavis.fr

 

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