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Les chefs tribaux signent pourune Libye unie et sans Kadhafi

Publié par Ndouné sur 27 Avril 2011, 22:42pm

Catégories : #Afrique

Rébellion | Soixante et une tribus libyennes affichent leur unité face au dictateur en dénonçant sa propagande mensongère

Libye nouveau ouvernemnt photo-Ria-Novosti«La Libye de demain, une fois le dictateur parti, sera une Libye unie, dont la capitale sera Tripoli et où nous serons enfin libres de former une société civile selon nos vœux», ont déclaré les chefs et représentants de 61 tribus libyennes dans un appel commun rédigé et signé le 12 avril dernier à Benghazi, le fief de la rébellion. Ce manifeste, publié hier sur le site de La règle du jeu, la revue de l’écrivain-philosophe français Bernard-Henri Levy, brise le mythe des tribus fidèles au maître de Tripoli.

Diviser pour régner

«Face aux menaces qui pèsent sur l’unité de notre pays, face aux manœuvres et à la propagande du dictateur et de sa famille, nous déclarons solennellement ceci. Rien ne saurait nous diviser. Nous partageons le même idéal d’une Libye libre, démocratique et unie», proclame ce texte. «Nous formons, nous Libyens, une seule et même tribu: la tribu des Libyens libres, en lutte contre l’oppression et le mauvais esprit de la division. C’est le dictateur qui, tentant de jouer les tribus de Libye les unes contre les autres, divisait le pays pour mieux régner», affirment les signataires.

Bernard-Henri Levy, qui joue les intermédiaires entre Paris et le Conseil national de transition (CNT), l’organe politique de l’insurrection libyenne, estime que les 61 signatures couvrent l’ensemble du territoire libyen. «Dans cette liste, certaines tribus peuvent être représentées à 100%, d’autres sont encore divisées», précise-t-il sur son site, en soulignant la ratification de ce manifeste par plusieurs tribus que l’on croyait acquises au «Guide» et par Khalifa Saleh al-Kadhafi, le chef de la tribu du dirigeant libyen. Une signature qui, selon l’intellectuel, en annonce d’autres qui ne peuvent se faire actuellement à visage découvert.

Plus d’un mois après le début de l’intervention militaire internationale, BHL n’est pas le seul à afficher un certain optimisme. Ces derniers jours, les Occidentaux – dont Nicolas Sarkozy – se disent confiants quant à l’issue du conflit. La coalition, qui veut à tout prix éviter un enlisement en Libye, semble par ailleurs décidée à passer la vitesse supérieure. Sur le plan politique, les pays membres de l’OTAN se sont mis d’accord pour installer un représentant de l’alliance à Benghazi dans le but de nouer des contacts avec l’opposition au régime. Sur le plan financier, Barack Obama a ordonné le déblocage d’une aide non militaire urgente de 25 millions de francs destinée aux rebelles. Et sur le plan militaire, l’Italie a annoncé en début de semaine qu’elle allait autoriser son armée de l’air à mener des frappes ciblées en Libye alors qu’à Misrata, les insurgés criaient victoire hier.

Après des frappes de l’OTAN et des combats au sol, les hommes de Kadhafi ont été repoussés à 40 km à l’est. La ville martyre, assiégée par les forces loyalistes depuis deux mois, reste encerclée de toutes parts par l’armée régulière, mais le port – vital pour le ravitaillement et l’évacuation des civils par la mer – a été sécurisé selon les rebelles.

L’arme des immigrés

Pendant ce temps à Tripoli, Aïcha Kadhafi, la fille du «Guide», assurait au New York Times que si son père quittait le pouvoir, les Occidentaux réaliseraient à quel point il leur manquerait… Notamment «à cause de ces «hordes» d’immigrés qui risquent de traverser la Méditerranée pour se rendre en Europe».

Yannick Van der Schueren

Source: Tdg.ch

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