Le site Ndouné

Le site Ndouné

Toute l’actualité en temps réel | Analyses et infos sur l'actualité : Tchad - Afrique - International


Tchad : Appel à un soulèvement populaire contre le régime dictatorial de Deby

Publié par Ndouné sur 29 Mars 2011, 09:54am

Catégories : #Communiqué

IDI_honni_par_les_tchadiens.jpgCOMMUNIQUE DE PRESSE No 07 DU FRONT POPULAIRE POUR LE REDRESSEMENT DU TCHAD (FPR)

Aujourd’hui et à nouveau, la situation qui prévaut dans l’environnement internationale doit rappeler plus d’un africain en général et d’un tchadien en particulier , è de responsabilité sur les tristes sorts nationaux donc, à un désir ardent de changement de régime, de liberté, de démocratie, de justice et d’un Etat de droit débarrassé de toutes les tendances dictatoriales et monarchiques dont fait preuve le régime actuel du Président Idriss Deby Itno. Depuis les vents qui avaient soufflé à l’Est de l’Europe, la chute du mur de Berlin, le renversement des systèmes odieux, dictatoriaux, des régimes d’exploitation humaine et monarchique ; l’appel à la démocratie et à la bonne gouvernance la conférence France-Afrique de la Baule n’a pas fini d’achever ses œuvres et d’apporter plus des lumières aux peuples d’Afrique.

Tour à tour les peuples des différents pays africains ont remonté le cours de l’histoire avec la chute des régimes dictatoriaux des partis uniques au long des années 90. Mais, très vite ils se sont vus déchantés car, une fois au pouvoir, les leaders aux pouvoirs se sont laissés tenter par les mêmes égocentrismes que leurs prédécesseurs qu’ils ont pourtant combattu avec acharnement. L’espoir des peuples à un Etat de droit, de justice, de  liberté, de démocratie politique multipartiste, s’éloigné, s’effrite sous nos horizon en Afrique. Les derniers événements de la Tunisie et de l’Egypte qui ont fait chuter des vieux despotes et des régimes monarchiques sont un signe patent d’espoir et une flamme de la liberté à mettre  à l’actif de la jeunesse décidée à découdre avec des régimes surannés et odieux. Pendant ce temps, en Afrique sub- saharienne la prise de conscience, le dynamisme et la mobilisation tardent à se concrétiser alors que, les régimes qui actuellement sévissent sont identiques à ceux qui sont combattus dans les pays précités (Tunisie, Egypte). La Libye qu’on croyait à l’abri des vents de la démocratie et de la liberté est en plein effervescence. Le peuple libyen  aspire à la démocratie, a soif de la liberté. Ils sont fatigués de vivre la férocité et l’état d’enfermement qu’impose un système tyrannique, mégalomane et monarchique depuis quarante-deux (42) ans. Les jeunes, les femmes et les hommes des autres pays africains doivent suivre l’exemple des frères Tunisiens, Egyptiens et, soutenir le peuple libyen à devenir un peuple libre, capable d’assumer son destin. La peur et la hantise du risque ne doivent pas prendre place au courage et à la détermination, la citoyenneté doit se révélé dans tout son état et dans la conduite des populations, les libertés confisquées par les régimes doivent être arrachées, la dignité d’un peuple ne peut être indéfiniment bafouée sur  l’autel des considérations mercantiles et obscurantistes. Les populations n’ont aucun droit de s’éloigner par abus de confiance, si ce n’est par la résignation face à la gestion de la chose publique. Les questions politiques sont entrain de devenir des affaires des gens du pouvoir et, des opposants laminés, vilipendés et persécutés, par des propagandistes satrapes des pouvoir en place. Les peuples deviennent des spectateurs passifs et résignés laissent le champ politique à des manipulations et des mauvais calculs des pouvoir en place dont le but inavoué reste celui de se maintenir au pouvoir pour s’enrichir davantage. Cependant, tous ont oublié que les questions sociales, économiques, culturelles, académiques ou scientifiques ne peuvent être abordées et solutionnées que par la volonté de l’élite politique dans nos pays.

Sous des faux préjugés que les peuples africains ne sont pas mûrs et prêts à la démocratie, à la liberté et, à un Etat de droit, beaucoup des chefs d’Etat des pays africains ont opéré un virage à 180 degrés par le tripatouillage des textes de lois et de la constitution de la République pour s’assurer des réélections à et se maintenir ad vitae aeternam au pouvoir. Le verrou démocratique du nombre de mandat présidentiel renouvelable une et une seule fois donc un maximum de deux (2) mandats en cas de réélection sont systématiquement attaqué et sauté de la constitution de la République dans une dizaine (10) des pays. Cette tendance monarchique se confirme par des élections peu démocratiques, moins libres et, non transparentes dont les mécanismes prédisent d’avance les résultats à 1/3 des suffrages exprimés repartis entre les candidats issus de l’opposition et, 2/3 des suffrages pour le pouvoir en place.ces pouvoirs se savent qu’une élection libre et transparente sera en leur défaveur car, les peuples ont perdu confiance en eux, lorsqu’ils seront appelés à s’interroger librement devant les urnes. L’UA qui constitue la seule organisation panafricaine capable de garantir la souveraineté et l’intangibilité des frontières des nations africaines indépendantes, est interpellée à étendre ses compétences au delà de ses conseils dont celui de paix et de sécurité et, se faire un devoir de responsabilité pour veiller sur l’état de la liberté, de la démocratie et de la bonne gouvernance au nom du droit d’ingérence de compétence universelle.

Le Tchad dans la dernière décennie s’est fait champion des élections frauduleuses, des violations des textes de lois de la République et, des règles et principes universels de la démocratie. Le Président Idriss Deby, 20 ans au pouvoir, qui s’est adjoint un nom du clan Itno au cours de son 3e mandat après avoir sauté le verrou de la limitation du nombre de mandat présidentiel de 2, s’est récemment fait proclamé Chef traditionnel, Sultan du Dar Bilia à Bao (région de l’Ennedi) à l’approche des prochaines élections afin de bien paraitre le Souverain Monarque pour un éventuel 4e mandat à la tête de l’Etat, de la nation et, de la République du Tchad. Ces folies dictatoriales d’un autre âge, nous rappellent tristement Mobutu au Zaïre, Idi Amine en Ouganda, Bokassa en RCA pour ne citer que ces despotes africains, doivent éveiller la conscience collective citoyenne de responsabilité et de refus de l’abjecte, sonner l’alerte à l’opinion internationale d’une dictature monarchique. Il ne se passera pas autrement si Idris Deby Itno viendrait à être réélu au Tchad. Bien pourtant, les textes des lois électorales en vigueur empêchent à toute personne, chef traditionnel au trône de briguer un mandat électif. Juridiquement, la candidature d’Idriss Deby itno est irrecevable par la cour constitutionnelle. S’ il est réélu, il va se valoir de son pouvoir et de ses prérogatives pour instaurer une même dictature et une monarchie régnante avec son clan Bideyate et Itno, combattues sous nos cieux actuellement. Ne faudra t- on pas arrêter une telle dérive d’un pouvoir en violation des principes démocratiques, des libertés publiques et/ou en proie à la corruption, à la concussion, à la gabegie et, au surarmement?

Ce qui se passe au Tchad n’est pas d’une simple intention car, le cap a été franchit, les actes et les faits relevés sont des preuves suffisantes pour susciter un changement et, une alternance au pouvoir. De tous les régimes qui se sont succédés au Tchad post indépendance, le régime Deby est celui qui a battu le record de longévité, d’anarchie, de médiocrité, des pillages des deniers publics, de la corruption, de la concussion, du clientélisme, de népotisme, de clanisme, de tribalisme, de l’incivisme et, de l’incurie. Les fonctionnaires et autres employés de l’Etat ont perdu la crédibilité et la notoriété, les fonctions administratives et ministérielles sont devenues des postes de recyclage des personnalités dénuées de tout sens de responsabilité et de l’honneur. Depuis vingt (20) ans, ce sont pas moins de cinq cents(500) ministres qui se sont vus défilés aux conseils des ministres, plus de seize (16) premiers ministres envoyés comme des  boucs émissaires, un nombre indéterminé des administrateurs territoriaux dont des vendeurs ambulants, des illettrés et des analphabètes, une trentaine(30) d’insurrections ou rebellions armées, quinze (15) ans des problèmes d’électricité et d’énergie dû aux délestages dans la capitale. L’inflation monétaire, la cherté de vie rendent le quotidien difficile. Le rapport 2009 de Transparency international avait placé le Tchad 49 /52 en Afrique et 172/180 dans le monde aux rangs des bons élèves en matière de la corruption. En 2010, l’Observatoire Britannique pour le classement des villes les plus chers au monde aux vus des expatriés classait la capitale tchadienne, N’Djamena, en trio de tête de liste. Le rapport de International Crisis Group (ICG) en 2009 avaient classés le Tchad au 32e rang mondial des pays en dépenses militaires et, dont environ 10% du PIB de l’économie nationale. Les dépenses militaires et d’achats d’armement dépasse de loin celui consacré à l’agriculture ou à la santé. Dans une interview, le Président Deby clamait haut et fort qu’il continuera à acheter des armes et à se réarme avec l’argent du pétrole. Paradoxalement aux appuis financiers à la faveur du multipartisme politique, aux énormes ressources financières de la production et de l’exportation du pétrole brut qui ont insufflé un grand bol d’oxygène aux recettes traditionnelles de l’Etat, le régime ne s’est empêché de faire montre de son savoir-faire en matière de gabegie, des détournements et, de son réarment d’un arsenal de guerre. Le bilan de la gestion d’un Etat doit s’établir sur la base de tous les paramètres nationaux et internationaux, les flux entrants et les flux sortants. Les tchadiens ne doivent pas se laisser abuser, duper par des bilans fantaisistes et erronés jugés positifs. Qu’ils ne se fassent pas surprendre car, la véritable heure du bilan du régime en place surviendra lorsqu’on leur apprendra que le Président Idriss Deby Itno et ses proches possèdent plus de 100 milliards de dollars en liquidités et en biens mobiliers et immobiliers. Il ne fait dans l’ombre d’aucun doute ! Le pillage de l’Etat et les détournements des biens publics doublés de la corruption, du clientélisme politique et de la concussion dans un environnement de non droit, obscurantiste, liberticide, répressif, de « démocratie clé en mains » au Tchad sont des réalités vécus dans le quotidien des tchadiens. Les diasporas tchadiennes doivent juger la situation en regardant au tour d’eux, les tchadiens vivant sur le sol national sont interpellés à prendre conscience en laissant un regard de critique citoyen sur leur environnement, tout expert ou coopérant international honnête et de bonne foi doit de dire la vérité et la raison. Le souverain Deby et ses commis mènent le Tchad et les tchadiens dans l’obscurantisme, l’aliénation, le paganisme et la pagaille, le désarroi. Le devoir d’un Etat responsable au nom des principes et valeurs moraux est d’informer, d’éduquer, de former, de soigner, de nourrir, de loger, de vêtir son peuple. Tous les principes universels, les chartes, les conventions et, les déclarations de l’UN, de l’UA, des organisations internationales nous rappellent à bien d’égards sur des mauvais traitements infligés à un peuple, sur les dérives dictatoriales et monarchiques. Les Tchad n’est pas un îlot ou une République déconnecté de ce monde du 21e siècle. Aussi bien, au nom du droit d’ingérence, de protéger le peuple tchadien de la dictature, de la monarchie et d’un état liberticide, l’opinion internationale doit se prononcer et, les tchadiens au premier rang de ce combat doivent  donner le ton d’un changement immédiat de régime. Cela fait vingt (20) ans qu’Idriss Deby Itno est au pouvoir dans un Etat démocratique. Or ,la démocratie, c’est aussi le respect de l’alternance au pouvoir et du nombre de mandat présidentiel limité généralement à deux (2) pour donner plus de chance aux citoyens dans leurs ensemble à participer à la vie politique et à la gestion de leur pays. Un régime qui dure longtemps au pouvoir ne survit que par la corruption, la confiscation des libertés publiques, le clientélisme, la concussion, le pillage et détournements des biens publics aux mépris d’une gestion saine, juste selon l’éthique, la responsabilité et, l’orthodoxie.

Les forces du Changement et pour l’alternance au pouvoir au Tchad représentées par le Front Populaires pour le Redressement (FPR) et, ses Co-alliés, en vertu du respect des textes des lois en vigueur et de la constitution de la République appellent tout le peuple tchadien, les leaders d’opinion, les intellectuels, les fonctionnaires, les sans-emplois ou chômeurs, les élèves et étudiants, les paysans éleveurs et agriculteurs, les commerçants, les forces armées, de l’ordre et de sécurité, les jeunes, les femmes et, les hommes à se soulever et opposer une résistance totale par tous les moyens au pouvoir dictatoriale, liberticide, répressif, de concussion, de corrompu, clanique, tribaliste, népotiste et, monarchique du Président Idriss Deby Itno afin de parvenir à un changement de régime par une période courte de transition vers une alternance de pouvoir aux respects des règles et des principes démocratique pour que le Tchad puisse, enfin, vivre une ère de liberté, de démocratie politique multipartiste, de justice, d’un Etat de droit.

 Les dignes fils du Tchad qui ont refusé la concussion, la corruption et les méfaits du régime Deby sont mobilisées pour être dans le peuple et avec le peuple pour le combat du crépuscule d’un régime aux noms des valeurs et des principes qui nous sont tous chers et , contre les maux qui empêchent le décollage économique et l’amélioration des conditions sociales des tchadiens

 

Fait à Finguiri le 26 Mars 2011

 

Le Général Baba LADDE                                          

Chef du Front Populaire pour le Redressement du Tchad (FPR)

Commenter cet article

tchadien 03/04/2011 03:28


c'est un texte creux,il n'a pas une forte charge revolutionnaire,ce ne pas vraiment ce que nous la jeunesse on voudrai ecouter.ce ne pas convaincant du tout,apres je laisse l'appreciation à tout un
chacun !On veut bien faire la revolution pourvu qu'on soit sur que cela aboutirai à un changement immediat et irreverssible mais l'on se rend compte que ceux la meme qui sont acteurs de l'oposition
leurs enfants pronent une politique de division et sont rempli d'orgeuil!comment voudriez vous qu'on soit rassuré,je pense que vous avez deja raté votre depart,si encore vous avez commencé puisque
vous n'etes connu de nul part comme une force,organisation!merci et bon courage!


Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents