Tchad : DEBY pris à la gorge par la peur d’un coup d’Etat

Publié le par Ndouné

Deby_a_Moussoro_menace_son_armee_le_22.10.11.png Au Tchad, et plus précisément dans le dernier carré des fidèles du tyran, la phobie d’un coup d’Etat plane, et est fortement perceptible au dessus de la tête d’Idriss Deby Itno qui est rentré en catastrophe de Moussoro le 23 Octobre dernier, rappelé dare dare au Palais Rose par ses services de sécurité qui, selon des sources très proches des milieux Zaghawa, auraient fait avorter in extremis un putsch. Une tentative de renversement du tyran  dont les noms des conjurés relèvent pour l’heure du secret défense. En tout cas, dans la nuit de vendredi à samedi dernier, une panique générale s'était emparée du palais présidentiel.  Et, selon un officier des forces de sécurité proche de Deby,  Ce n’était rien d’autre qu’une tentative de  coup d'État armé de plus, déjoué pendant sa phase  de préparation.

 

Le coup de force aurait-il été fomenté par un des neveux du sultan-président ? Est-ce une suite de l’assassinat de son neveu Zakaria  - dont les assassins, dit-on avec insistance, ne seraient autres que son propre fils et un autre de ses neveux ? Serait-ce en réaction à cette folle nouvelle selon laquelle le feu Zakaria Timane Deby,  le plus enragé dans le bras de fer opposant son père - l’ex sultan Timane Deby - et  son oncle de président, était en contact permanent avec certains responsables de la rébellion armée tchadienne, et même de ceux de la rébellion soudanaise, le MJE ?  Le black out demeure total.

Mais les derniers événements sont assez éloquents : La  décision du Sultan président de purger sa milice, accompagnée de celle de confier la garde du palais présidentiel à ses propres fils et neveux conformément à un récent décret présidentiel sont clairs.

En tout cas, le climat au niveau des plus hautes instances militaires est surchauffé. Surtout après la manœuvre avortée d’Idriss Deby qui tendait à récupérer les derniers transfuges de la Résistance qui étaient revenus au Tchad, et attendaient d’être réintégrés dans son Armée avec une recomposition de leurs carrières.

 Mais, suprême maladresse : Pour convaincre les combattants de la Résistance, DEBY avait plutôt choisi d’envoyer comme négociateur, un jeune et pas très intelligent « général de brigade », du côté d’Amjarass pour réunir les ex combattants du RFC, et autres de la Résistance.

Au terme d’un entretien qui aura duré moins de trente minutes, l’émissaire de DEBY leur a fait savoir que le sultan consentait de les réintégrer dans leurs anciens corps respectifs au sein des forces de défenses avec leurs anciens grades, sans la moindre autre compensation.

 Évidemment, les anciens combattants de la liberté ont rejeté sans ambigüité cette proposition indécente et se sont rapidement dispersés en proie à une froide fureur.

Est-ce donc des suites de cet échec que le despote aurait décidé de taper une fois pour toutes un violent coup de pied dans la fourmilière de sa propre armée dont le caractère pléthorique est un cas unique au monde ?

La fameuse tentative de coup de force n’aurait-elle pas pu venir du côté de ces milliers d’officiers assimilés – on parle  de près de 4700 -  dont il a décidé de se débarrasser de but en blanc ? Ou tout simplement du côté d’Am-Djarass où  – ce n’est pas un secret – il n’est plus en odeur de sainteté auprès de ses propres frères, cousins et neveux?

La suite, dans les jours qui vont suivre.

Par D.L | Ndjamena-matin


Publié dans Politique

Partager cet article

Commenter cet article

Jean 31/10/2011 16:27


Ca commence. Deby au secours! Y a rien à faire. Signaux de fin de règne.