Le site Ndouné

Le site Ndouné

Toute l’actualité en temps réel | Analyses et infos sur l'actualité : Tchad - Afrique - International


Tchad : L’armée déchirée… DEBY torture l’ancien CEMGA A.MBAIO DIONADJI.

Publié par Ndouné sur 29 Novembre 2011, 01:15am

Catégories : #Politique

Armee-de-Deby-a-Moussoro.jpgSale temps pour Idriss DEBY Itno qui est vraiment sur les dents. En effet,  dans l’incapacité de gérer ses multiples phobies, le Président Sultan déverse sa rage sur tout ce qui bouge. Dernière lubie en date, il a gardé au secret le général Alain MBAIO Dionadji, ex chef d’état major de ses Armées, et lui fait subir sans discontinuer les derniers outrages dans une prison secrète.

Décidément, rien ne va plus pour Idriss DEBY Itno qui ne sait plus quoi faire pour exorciser les nombreux démons qui l’empêchent de dormir.

On sait qu’il avait déclaré son intention, il y a quelques semaines,  de réformer son Armée et de donner à celle-ci un corpus et une consistance un peu plus orthodoxes, notamment en mettant sur la touche toute cette foultitude d’ « officiers assimilés » et de « généraux en civil » aux pouvoirs démesurés qui font de l’Armée Tchadienne, ou ce qui en tient lieu, une scandaleuse exception au milieu de toutes les Armées Africaines.

En effet, le Tchad d’Idriss DEBY est encore le seul pays d’Afrique où l’Armée est commandée par les neveux, cousins, frères de clan et autres cousins germains, du Sultan. Des civils absolument ordinaires qui auront été nommés – par décret présidentiel - colonels ou généraux sans avoir été dans une quelconque académie militaire.

Ils sont donc ainsi plusieurs centaines de colonels ou de généraux dont le seul mérite, pour accéder à ces grades, est de faire partie  de la même tribu ou du même clan que le président de la république. De parfaits illettrés qui donnent des ordres à d’authentiques militaires de carrière ayant été formés pour la plupart dans de grandes académies militaires.

C’est ainsi que l’on rencontre facilement au Tchad d’anciens bergers, ou des ex chauffeurs de taxi ou de mini bus de transport, commander des unités militaires de grande importance.  Pour la seule raison qu’ils sont proches du chef de l’état.

Conséquence : Dans le cadre de grandes opérations de regroupements stratégiques sous régionaux – comme celle de Bahr el Gazal il y a deux ans  au Tchad – on a vu des militaires arborant les grades de colonel ou de général incapables de  converser avec leurs homologues du Cameroun ou du Congo. Car ne parlant que l’arabe local tchadien, avec de connotations plus proches des dialectes parlés au Darfour. Une honte.

Beaucoup avaient cru au Tchad qu’avec cette intention du Sultan d’en finir avec ce système, les choses allaient vraiment changer, mais on a vu le même général président faire une pirouette de 360 degrés, face aux Béris qui venaient de lui exiger plusieurs grades de colonel et de général dans l’Armée en gage de leur engagement à soutenir le régime despotique en place à N’djamena.

Le Tchad, dans ce schéma, a un réel problème structurel dans son armée. Un problème qui ne pourra être réglé qu’après le départ de DEBY du pouvoir. L’autre grand problème étant qu’il est à tout le moins curieux – et même scandaleux – que le président d’un pays ne fédère son armée que sur la base de l’affinité tribale tel que cela est la règle au Tchad aujourd’hui.

En tout cas, le grand scandale qui fait jaser tous les vrais officiers supérieurs de l’ANT ces derniers jours – de même qu’il inquiète tous les officiers non Zaghawa – c’est le scandaleux internement administratif – illégal même – de général de division Alain MBAIO Dionadji, ancien chef d’état major des Armées du Tchad qui croupit depuis quelques jours dans une prison secrète sous hautes instructions du Sultan Président. Selon des sources proches du palais rose DEBY reprocherait à cet officier général sudiste des » détournements de deniers publics de l’ordre de plusieurs milliards de FCFA ».

Mais ce qui ne manque pas d’intriguer toute la classe militaire non Zaghawa, c’est le fait que cette prétendue affaire de détournement n’ait été confié à aucune structure judiciaire ni à aucun parquet de la république. Et selon ce qui se dit, Idriss DEBY en aurait fait une affaire personnelle. C’est pour cela qu’il procède lui-même aux interrogatoires de ce général qui semble être un prisonnier privé du Président Sultan.

Le général MBAIO a-t-il réellement détourné cet argent tel que la question se pose avec anxiété dans tous les milieux de la haute hiérarchie militaire ? La question demeure entière et indéfiniment inquiétante dan la mesure où les hauts gradés originaires du Sud du Tchad un commencent à subodorer un début  de chasse aux sorcières, surtout lorsqu’ils osent réaliser que malgré les fracassantes frasques financières des hautes personnalités Zaghawa, jamais on n’avait vu une telle sauvagerie vis-à-vis d’un si haut gradé de l’Armée. Le plus grave étant que tout laisse croire que ce général ne serait rien d’autre que le prisonnier personnel du général Sultan.

Car, de source proche de la garde rapprochée du despote, samedi 26 Novembre dernier, Idriss DEBY s’est rendu dans la cellule du général MBAIO et s’est mis à le cuisiner avec véhémence  et brutalité. Les gardes du corps du Sultan racontent que le Sultan s’est trouvé la semaine dernière -,  à Moussoro, devant les membres de la commission de contrôle et évaluation des effectifs de son armée milicienne - dans une rage telle qu’il a violemment balancé une bouteille au visage du général MBAIO ; ce qui lui a causé de profondes blessures sur la bouche. Mais après ce geste barbare, les gardes du corps de DEBY se sont vantés d’avoir copieusement rossé le général jusqu’à ce qu’il perde connaissance.

Cette histoire est en train faire le tour des hautes instances du pouvoir, mais inquiète dans tous les cas toutes les autres communautés du Tchad qui réalisent avec ahurissement ces derniers temps à quel point il serait illusoire de compter sur ce président Sultan qui affiche plus que jamais une furieuse tendance psychopathique, non seulement vis-à-vis de tout Tchadien d’origine autre que Béri, mais surtout, à quel point l’avenir du Tchad s’affiche incertain pour l’heure.

Cette affaire du général MBAIO est en train d’excéder jusqu’au plus haut point tous les généraux et officiers supérieurs originaires des ethnies autres que Béri du Tchad qui, tout légitimement, commencent à ne plus se sentir en sécurité, craignant systématiquement de faire les frais de la furie ou d’une chasse aux sorcières ordonnée par le tyran ou ses frères Béris.

Dans le même ordre d’idée, c’est un peu tous les hommes en tenue qui commencent à continuer d’accepter que le chef suprême des Armées prenne si peu en compte les critères de valeur, préférant une valorisation uniquement basée sur l’origine clanique.

Une chose, en fin de compte, est de plus en plus évidente : Le pouvoir absolu du Sultan Président l’a définitivement réduit à des excès absolument dangereux.

L’avenir proche ne présage vraiment rien de bon.

 

Par D.D | Ndjamena-matin

Commenter cet article

François 30/11/2011 00:13

C'est vraiment ignoble! Ce tortionnaire, sans scrupule prépare la fête MPS à Moundou. C'est une provocation!!!

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents