DAR ES SALAAM - La présidence de l'Union africaine (UA) a mis en garde lundi contre la possibilité "de coups d'Etat militaires et d'une anarchie généralisée" au Soudan si la Cour pénale internationale (CPI) inculpait le président soudanais Omar el-Béchir.
"Si Béchir est inculpé et arrêté, il va y avoir un vide du pouvoir au Soudan et cela ouvrirait la voie à des coups d'Etat militaires et à une anarchie généralisée, rappelant ce qui se passe en Irak", a déclaré à l'AFP le ministre tanzanien des Affaires étrangères, Bernard Membe, parlant au nom du président de l'UA, le chef de l'Etat tanzanien, Jakaya Kikwete.
"Nous, au sein de l'Union africaine, nous n'acceptons pas l'impunité, le génocide ou la violence car nous croyons en l'Etat de droit. Mais nous appelons (la CPI) à reporter l'inculpation de Béchir car il y a un risque d'anarchie dans des proportions inconnues jusqu'ici sur ce continent", a-t-il ajouté.
Le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo, a demandé lundi aux juges de la Cour d'émettre un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar El-Béchir pour "génocide" au Darfour, une initiative immédiatement rejetée par Khartoum. La décision des juges pourrait prendre plusieurs mois.
Source: AFP
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