Le Ghana n'appréhenderait "probablement pas" le président soudanais Omar el-Béchir si la Cour pénale internationale (CPI) délivrait à son encontre un mandat d'arrêt avant sa venue la semaine prochaine à Accra. Inculpé en juillet de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour par le procureur de la CPI, le chef de l'Etat soudanais a fait savoir qu'il assisterait au sixième sommet des pays d'Afrique des Caraïbes et du Pacifique (ACP) du 1er au 3 octobre dans la capitale ghanéenne. Le Ghana reconnaît la compétence de la CPI, contrairement au Soudan, qui a jugé cependant qu'il n'y avait "aucun risque" pour Béchir à se rendre à Accra, l'Union africaine, la Ligue arabe jugeant inopportun de mettre en péril le fragile processus de paix au Darfour en lançant un mandat d'arrêt "intempestivement". Le procureur de la CPI a toutefois pressé la cour de prendre une telle initiative, indépendamment du contexte politique. Les juristes de la cour estiment que, si celle-ci décidait de lancer un mandat d'arrêt durant son séjour, le Ghana serait tenu d'arrêter le président soudanais. Le Ghana est le premier pays signataire du traité portant création de la CPI où se rend Bachir depuis son inculpation.
Source : Le JDD
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