LIBREVILLE (AFP) — Plus de 8.000 personnes ont été déplacées par des inondations provoquées par les fortes pluies de mi-septembre dans le sud-est du Tchad, a annoncé l'OCHA, le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires au Tchad, dans un communiqué parvenu à l'AFP jeudi.
"Les pluies qui sont tombées à Kerfi le 15 septembre ont provoqué des inondations qui auraient causé le déplacement de plus de 8.000 personnes (...). Le 17 septembre, d'autres pluies auraient provoqué d'autres mouvements de population (...)", indique l'OCHA, précisant que ces inondations sont dues au débordement du fleuve Bahr Azoum.
"La zone de Kerfi est actuellement très difficile d'accès (...) MSF-Hollande a promis de survoler la zone en avion pour essayer de localiser les populations déplacées. Cette mission permettra de vérifier si les humanitaires peuvent accéder à cette zone par la route pour faire une mission d'évaluation des besoins", poursuit le communiqué. "Les humanitaires, selon le communiqué, sont en contact avec les autorités pour avoir davantage d'informations sur ces mouvements de population".
Selon l'ONG Fewsnet (Famine early warning system network), spécialistes des famines, "les fortes pluies fin juillet et début août ont provoqué d'importantes inondations dans le sud du Tchad, générant une hausse de l'insécurité alimentaire dans le Moyen Chari".
"Les inondations ont affecté 30.000 personnes" parmi lesquelles 10.000 "ont perdu leurs maisons et biens", affirme le communiqué, observant que "les foyers touchés ont désormais des problèmes d'accès à la nourriture, à l'eau" et "sont exposés aux infections respiratoires, au paludisme et aux maladies diarrhéiques".
Lors de la saison des pluies entre juillet et octobre, les précipitations gonflent des cours d'eau souvent asséchés le reste de l'année, rendent tout déplacement difficile et provoquent parfois des inondations.
Source : AFP
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