Code rouge! Idriss Deby « benladenise ». IDI est le nouveau parrain du terrorisme international. De Jebel Ouanat à Tarat al-Chajara, des ramifications de preneurs d’otages convergent vers la « cachette » tchadienne. Sous le commandement de Deby, des « barbus » ont fait du Tchad un haut lieu de captivité des touristes occidentaux.
De Rome à Berlin en passant par Bucarest, des pressions et des tractations diplomatiques sont menées en direction de l’Egypte et de la Libye. Les chancelleries occidentales dont des ressortissants sont entre les filets des terroristes appellent Le Caire et Tripoli à exercer des pressions sur N’djamena.
Le chassé-croisé de l’armée soudanaise aux trousses de ravisseurs a permis le démantèlement de la nébuleuse qui a été enlevé le 19 septembre 2008 un groupe de touristes occidentaux lors d’un safari en 4X4 dans l'extrême sud-ouest égyptien. Cinq Italiens, cinq Allemands, une Roumaine et huit Egyptiens (deux guides, quatre chauffeurs, un garde-frontière et le directeur de l'agence organisatrice du safari).
« Les forces soudanaises ont suivi les traces des preneurs d'otages du Jebel Ouanat et les ont trouvés à la frontière avec le Tchad ». Civilités diplomatiques. Le conseiller à la présidence soudanaise, Mahjoub Fadl Badri se refuse dans cette déclaration fleurie d’indexer les autorités tchadiennes. La pièce centrale du puzzle des « barbus », talibans sahéliens vient ainsi d’être démontée.
« La zone tribale », carrefour entre l’Egypte, la Libye et le Soudan mène à Dajabal Iwenat, localité située à une cinquantaine de kilomètre du Tchad. Coïncidence ? Ce coin perdu dans le dessert était le site d’entraînement du soldat Deby alors fougueux rebelle. Les accointances terroristes ne s’arrêtent pas à ce lopin de terre désertique.
Les « barbus » égyptiens ravisseurs des touristes occidentaux tournent dans les monts du Gilf- El Kebir. Des signaux en direction de Tripoli. Echec. Le bouillant colonel s’est assagit ; la lune de miel avec Washington est au firmament. Aux oubliettes les dossiers de kidnapping. Deuxième signaux des « talibans du Nil », le groupe rebelle soudanais MJE répond favorablement. A Dajabal Iwenat, les troupes de Khalil Ibrahim alors en camp d’exercice avaient noyé des contacts avec les ravisseurs.
Des soins, des provisions sont donnés dans un premier temps aux touristes amoindris par l’épreuve du voyage et la chaleur. Connexion maffieuse. Le Docteur Khalil présente ses « hôtes » au parrain Deby.
Loin des yeux indiscrets, IDI reçoit les barbus à Amdjeress. Le deal est conclu : Demande de rançon, branle-bas diplomatique, et commissions occultes. Deby s’attribut le bon jeu : Médiateur. Libérateur ; le retour en grâce auprès de Berlin, Rome et Bucarest. IDI instrumentalise les kidnappings d’occidentaux en lauriers tissés sur la sanguinaire dictature tchadienne. Dans cette épreuve du feu, Deby espérait obtenir la posture glorieuse du « négociateur », rôle refusé par Kadhafi. A quelque chose malheur est bon. Les calculs du « parrain » ne se sont pas avérés justes. IDI est à présent épinglé. L’axe du terrorisme dessine une courbe croissante au Tchad.
Par A.K de N’djamena-matin
Commenter cet article