Un mandat d'arrêt qui sera délivré par la Cour criminelle internationale (CCI) contre le président soudanais Omar el-Bashir pourrait susciter des attentats contre les Occidentaux par des groupes radicaux dans le pays, a averti le chef du service des renseignements soudanais, cité dimanche par le quotidien local Alrayaam.
Salah Gosh, chef du service national de la sécurité et des renseignements du Soudan, a indiqué que des mesures de sécurité seront prises une fois qu'el-Bashir sera inculpé par la CCI.
"Toutes les options sont ouvertes. Nous ne pouvons pas prévoir ce qui se passera mais nous travaillerons pour assurer la sécurité du pays", a indiqué M. Gosh, qui a toutefois rejeté des informations selon lesquelles le groupe terroriste d'al-Qaïda a une présence au Soudan.
A la mi-juillet dernière, le procureur de la CPI Luis Moreno-Ocampo a déposé dix chefs d'accusation, dont trois liés au génocide, cinq concernant des crimes au Darfour.
Les magistrats de la CCI publieront leur verdict contre El-Bashir avant la fin de ce mois, a rapporté la presse locale.
M. Gosh a accusé Moreno-Ocampo d'être "un activiste politique qui faisait des démarches diplomatiques et d'information partout dans le monde avec un agenda politique. La décision de la cour est politique et non pas judiciaire."
Il a ajouté que la justice soudanaise était capable d'accuser tous les crimes qui ont eu lieu au Darfour.
Source : Xinhua
Commenter cet article