Reste, au-delà de la légalité du scrutin du dimanche, à savoir si l’acte est légitime. Arraché définitivement à l’archipel des Comores, au terme d’un référendum tenu dimanche 29 mars et qui aura mobilisé 61 % des électeurs, Mayotte est resté sourde aux appels de ses cadis, aux molles indignations de l’Union africaine et aux vives protestations du président des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, pour qui cette consultation est «nulle et non avenue ».
Au moment même où se déroulait le scrutin, à Moroni, capitale des Comores, quelques 2000 manifestants tassés devant l’ambassade de France ont brûlé le drapeau français.
En échange du RMI tant attendu, cette île de 180 000 habitants à dominante musulmane, devra donc abandonner ses pratiques et des mœurs (polygamie, droit commun prononcé par des cadis, juges musulmans, tutorat matrimonial) en confrontation directe avec la laïcité républicaine.
Lire l’article de Mohamed B. Fall, dans Les Afriques No 69, du jeudi 2 avril.
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