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G20 : des sanctions contre certains paradis fiscaux

Publié par Ndouné sur 2 Avril 2009, 17:15pm

Catégories : #International

Gordon Brown et Barack Obama, jeudi matin , avant l'ouverture du G20.

MINUTE PAR MINUTE - Les dirigeants du G20 se retrouvent jeudi à Londres pour discuter de la réforme du FMI et de la régulation des marchés financiers.

16h44 : l'appel de Fillon à Obama. Depuis le congrès de la FNSEA à Poitiers, François Fillon appelle Barack Obama à lutter contre les paradis fiscaux, en soutenant la publication d'une liste qui les répertorie, et affirme par avance qu'il serait «extraordinairement déçu» dans le cas contraire.

 

François Fillon attend beaucoup d'Obama sur les paradis fiscaux. (Alain Jocard / AFP)
François Fillon attend beaucoup d'Obama sur les paradis fiscaux. (Alain Jocard / AFP) Crédits photo : AFP

 

16h16 : l'impossible «photo de famille». Alors que les dirigeants des pays du G20 réunis en sommet à Londres s'efforcent de trouver une position commune, ils ne sont pas parvenus à se retrouver tous ensemble sur la même «photo de famille», qui a dû faire l'objet de deux prises. Coincée entre le petit-déjeuner et le début de la session plénière, la traditionnelle photo de groupe censée immortaliser ce sommet historique aurait dû être une formalité. Mais après la première prise, les organisateurs se rendent compte qu'il manque un invité : le premier ministre canadien Stephen Harper. Deux heures plus tard, nouvelle tentative : mais cette fois, ce sont les dirigeants italien Silvio Berlusconi et indonésien Susilo Bambang Yudhoyono qui manquent à l'appel. Aucune explication à ces absences n'était avancée en marge du sommet. Les organisateurs ont indiqué avoir renoncé à une troisième tentative.


16h02 : une nouvelle monnaie de réserve internationale.
La Russie souhaite que la proposition d'une nouvelle monnaie de réserve internationale soit approfondie dans le futur, même si elle n'a pas été discutée au cours du sommet du G20, selon un conseiller du Kremlin. La Chine soutient également l'idée d'une nouvelle monnaie internationale, qui pourrait à terme remplacer le dollar en tant que monnaie de réserve.


14h31 : pour Royal, Obama est la clé du «succès».
Ségolène Royal estime que le G20 va être un «succès», et devenir «crédible» grâce à la présence du président américain Barack Obama, qui «a fait la preuve dans son pays de sa capacité à bouger les règles du jeu». «C'est cette force du changement dans son propre pays, ce que n'a pas ici Nicolas Sarkozy, c'est parce que Barack Obama a démontré sa puissance politique dans sa capacité de changement que, du coup, la réunion du G20 devient crédible» et «on aura un certain nombre de décisions concrètes qui vont sortir du G20», estime-t-elle. Cependant, selon Ségolène Royal, «il faudra être très vigilant pour que les décisions du G20 soient mises en application».


13h43 : sanctions en vue contre les paradis fiscaux.
Selon le secrétaire au Trésor britannique Stephen Timms, le G20 s'apprête à décider de sanctions contre
les paradis fiscaux ne partageant pas leurs informations fiscales. «Le moment venu, nous produirons une liste des pays qui ne coopèrent pas, ce que nous discutons aujourd'hui est le timing de cette publication», assure-t-il. Toutefois, la question de la publication d'une liste fait encore débat à Londres. Des sources diplomatiques indiquent que «le dossier est très compliqué», et que «beaucoup de gens ont des difficultés avec la publication d'une liste».


13h30 : «Les promesses d'aide doivent être remplies».
Le ministre britannique au Développement international, Douglas Alexander, appelle la communauté internationale à «réaffirmer son engagement» en faveur des pays les plus pauvres : «les promesses d'aide doivent être remplies. La crise économique n'est pas un prétexte ou une excuse pour réduire les niveaux promis d'aide dont ont désespérément besoin les pays en développement», explique-t-il devant la presse.


13h05 : un accord à portée de main ?
Devant la presse, le secrétaire d'Etat au Trésor, Stephen Timms, se montre optimiste quant à l'issue du sommet : «je pense que nous allons avoir un accord (...) Chacun est conscient du poids de notre responsabilité à aboutir maintenant». De son côté, le premier ministre britannique Gordon Brown, a fait état d'un «très haut niveau de consensus entre nous tous». «Nous avons eu une discussion (...) et nous avons devant nous un projet de communiqué, a-t-il déclaré à l'assemblée avant l'ouverture des débats


13h04 : pas de relance sans limite.
La présidence tchèque de l'UE a de nouveau appelé à la prudence jeudi sur les mesures de relances budgétaires mondiales pour ne pas créer «de graves problèmes», alors que les Etats-Unis réclament un effort plus soutenu des Européens. «A l'intérieur de l'Europe, nous avons certaines limites concernant notre argent» et la manière dont on peut le dépenser, a déclaré le vice-Premier ministre tchèque chargé des Affaires européennes, Alexandr Vondra.


13h00 : 1.000 milliards de dollars pour l'économie mondiale ?
Le G20 pourrait débloquer cette somme via le Fonds monétaire international, dont les ressources seraient accrues, et la Banque mondiale, qui augmenterait sa capacité de prêts de 100 milliards sur trois ans et pourrait également lever des fonds sur les marchés à hauteur de 250 milliards de dollars. «Dans le meilleur des cas, nous pourrions obtenir un paquet atteignant 1.000 milliards de dollars», indique une source diplomatique.


12h50 : les moyens financiers du FMI renforcés.
Selon plusieurs sources, la dernière version en date du projet de communiqué préconise d'augmenter de 500 milliards de dollars les ressources du Fonds monétaire international, ce qui lui allouerait une enveloppe global de 750 milliards. Le FMI pourrait emprunter sur le marché en cas de besoin.


11h35 : début de la séance plénière.
Gordon Brown donne officiellement le coup d'envoi du sommet.


11h03 : Pékin prêt à lutter contre les paradis fiscaux, si ...
«La Chine est un pays responsable et soutient absolument les efforts internationaux visant à résoudre le problème actuellement posé par les paradis fiscaux», déclare le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Qin Gang, lors d'un point presse, en marge du G20.

Ce dernier y met toutefois un bémol : «Notre point de vue ne serait pas le même si les régions chinoises sous administration spéciale de Hong Kong et de Macao était considérées comme des paradis fiscaux».


10h38 : les espoirs sont «réalistes».
«Les espoirs (fondés sur le sommet) ne sont pas trop abmitieux. Ils sont réalistes», déclare le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück à la radio allemande Deutschlandfunk depuis Londres. «A mes yeux, le sujet le plus important est que nous tombions d'accord, avec les Britanniques et les Américains également, sur le principe suivant : aucun produit financier, aucun intervenant sur les marchés et aucune place financière ne peut demeurer sans régulation et sans supervision», ajoute-t-il.

 

Des manifestants ont dessiné, jeudi matin, un grand Monopoly© devant le London Stock Exchange, à Londres. (AFP)
Des manifestants ont dessiné, jeudi matin, un grand Monopoly© devant le London Stock Exchange, à Londres. (AFP)

 

10h02 : vers une supervision imposée aux hedge funds. D'après une version préparatoire du communiqué qui doit être publié au sommet et que Reuters a pu se procurer, les 20 chefs d'Etat comptent également imposer pour la première fois une supervision aux fonds spéculatifs (hedge funds) et renforcer la réglementation en créant une nouvelle agence tout en étoffant les capacités de contrôle du Fonds monétaire international (FMI).

Le communiqué identifierait aussi les juridications qui ne coopéreraient pas aux efforts internationaux, parmi lesquelles les paradis fiscaux, avec à la clé des sanctions contre elles.


9h53 : vers des bonus des banquiers limités.
Selon des sources diplomatiques, le communiqué final du sommet va demander à ce que des limites soient fixées, dans tous les pays membres, aux bonus des banquiers. Les moyens utilisés n'ont toutefois pas été détaillés.

De même, le G20 va décider d'augmenter les ressources du Fonds monétaire international (FMI) mais le montant de cette augmentation n'est pas encore connu. Les estimations actuelles vont de 250 à 500 milliards de dollars.


9h24 : le secrétaire général de l'ONU craint le pire.
«Je crains que le pire n'arrive -- une crise politique à grande échelle découlant d'une instabilité sociale croissante, de l'affaiblissement des gouvernements et de populations mécontentes qui ont perdu toute foi en leurs dirigeants et leur propre avenir», écrit le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon, dans le quotidien britannique
The Guardian.


8h52 : petit déjeuner de travail.
Les chefs d'Etat et de gouvernement du G20 arrivent au centre de
conférence Excel de Londres. Le premier ministre britannique Gordon Brown accueille
Barack Obama et d'autres dirigeants pour un petit-déjeuner de travail, avant l'ouverture formelle de la réunion, vers 9h30.

 

Les dirigeants du G20 se retrouvent jeudi à Londres pour discuter de la réforme du Fonds monétaire international (FMI) et de la régulation des marchés financiers, après la.

Si des accords ont été obtenus, un certain nombre de points restent à négocier, comme la liste noire des paradis fiscaux, la surveillance des hedge funds, ou les bonus des traders.

Même si Barack Obama a appelé mercredi à un «front uni» et veut faire passer le message qu'il n'y a pas de fossé entre les participants, deux camps se dessinent et vont tenter de faire pression sur les négociations jusqu'à la publication du communiqué final, prévu en fin d'après-midi. Pour Londres, Washington et Pékin, la priorité va à un plan de relance. Mais pour le couple France-Allemagne, l'objectif premier est d'obtenir une réforme ambitieuse de la régulation financière. Hier, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy se sont entendus sur cinq grands axes sur lesquels ils epèrent obtenir des résultats concrets.


» INFOGRAPHIE - G20, mode d'emploi

» Voir la carte interactive du G20 sur le site de la BBC

» BLOG - Ce que les Européens attendent d'Obama

» ANALYSE VIDÉO - «Sarkozy dramatise volontairement le G20»

» INTERVIEW - «La régulation des revenus, un enjeu considérable»

» TRIBUNE - Edmund Phelps : «Quelle nouvelle réglementation ?»


Source: Le Figaro (J.C. et S.P. (lefigaro.fr) avec AFP et AP )
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