Les représentants de plusieurs pays africains viennent de séjourner en Chine, en Malaisie et à Singapour pour s’inspirer de leurs expériences en matière de zones économiques spéciales.
Par Hance Guèye, Dakar
Face à la crise économique, les pays africains cherchent des voies alternatives de développement. L’exportation de matières premières brutes s’est avérée une stratégie fragile, à la merci de la première bourrasque.
« L’impact de la crise économique actuelle sur l’Afrique met en évidence la fragilité des économies monolithiques et justifie clairement la diversification au profit de secteurs non classiques », explique ainsi Obiageli Ezekwesili, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique.
Les zones économiques spéciales et les pôles de compétitivité leur sont ainsi apparus comme des alternatives intéressantes, eu égard à leurs résultats en Asie.
« Les expériences spécifiques de la Malaisie, de Singapour et de la Chine dans la mise en place de zones économiques offrent une option stratégique pour le renforcement de la compétitivité. Elles permettent aussi aux participants d’améliorer leurs compétences dans le domaine de la conception des pôles de croissance axés sur l’agriculture, l’agro-industrie, les activités de fabrication légère et l’industrie, entre autres », renchérit-elle.
Dix pays africains, Gambie, Ghana, Lesotho, Liberia, Maurice, Mozambique, Nigeria, Ouganda, Sénégal et Zambie, ont envoyé des représentants dans un voyage d’études organisé du 1er au 12 mai 2009 sous l’égide de la Banque mondiale, en Asie.
Investisseurs asiatiques
« Les pays africains qui ont entrepris de lancer des zones spéciales sont confrontés à des difficultés sur la justification économique, les modalités et le cadre de politiques nécessaires à la conception et à la mise en place efficaces, la planification physique, l’administration foncière et les aspects liés aux mesures de sauvegarde », note Ganesh Rasagam, le chef de projet pour ce programme à la Banque mondiale. C’est pourquoi le programme a consisté en des visites et des séances d’information sur le terrain, ainsi qu’en des tables rondes avec le secteur privé, pour permettre aux délégués africains d’établir des contacts et d’interagir avec des investisseurs asiatiques actuels et potentiels.
Source: Les Afriques
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