Le chef bandit Deby veut faire rendre gorge aux corrompus de son régime…mais pas à lui-même !
C’est une lapalissade que de dire que le « monarque » Idriss Deby et ses larbins se sont assis sur la manne pétrolière et de nombreuses autres richesses tchadiennes qu’ils ont converties en bien personnels et familiaux, pendant que le peuple Tchadien se meurt et dépend, pour sa survie, des produits venant des pays voisins qu’il acquiert quasiment au prix de son sang.

Mais le drame épique de l’affaire est que entre voleurs, comme cela finit toujours par arriver, la horde des cleptomanes-kleptocrates qui trônent à la tête du Tchad est en train de se faire la guerre, et que cela risque de faire couler beaucoup de sang à N’djamena.
N’djamena où Deby serait en train de programmer l’arrestation prochaine – parmi quelques autres personnalités du régime en délicatesse avec le chef qu’il est - de son ministre des Infrastructures, Younousmi, qu’il considère comme un lâcheur, voire un traître, qui aurait pris des dispositions lors de l’offensive rebelle de mai dernier pour sa propre sécurité, en se constituant entre autres une colossale fortune en dizaines de milliards de francs Cfa.
Selon des révélations confirmées par nos confrères de Tchadactuel, Deby serait en train de livrer Younousmi à la vindicte du ministre du Contrôle de l’Etat et de la Moralisation, Ahmadaye AL-HASSAN, lui-même ancien cadre du ministère des Infrastructure, mais qui se trouve être très au courant de l’enrichissement illicite de son ancien patron qui l’avait longtemps frustré en l’éloignant de la mangeoire, ne sachant pas que Al Hassan rapportait en revanche les moindres actes au chef bandit suprême.
Depuis le début des investigations du ministère du Contrôle d’Etat et de la Moralisation, l’on sait déjà, au « Palais Rose » que le ministre des Infrastructures possède un château au Niger, deux villas au Mali, une villa au Sénégal, deux appartements en Malaisie, une villa en Afrique du Sud, deux appartements en France, ainsi que plusieurs concessions, villas, terrains non lotis et d’un champ au Ndjamena. Sans oublier plusieurs villas dans certaines grandes villes du Tchad, telles que Abéché, Biltine et Fada. De même ce ministre de Deby serait un champion de la corruption soft.
Il se dit en effet avec insistance que, pour chaque ouvrage de son département ministériel, il obtient systématiquement du soumissionnaire une commission de 20% pour lui-même, et une autre de 10% qu’il doit reverser au président Deby, étant entendu que ce dernier a la main mise sur tous les ministères qui doivent lui reverser chacun des commissions, ce qui fait beaucoup à la fin.
Cela va surprendre beaucoup de monde dans les jours à venir quand Deby, sous prétexte de lutter contre la corruption, va jeter la justice aux trousses de son collaborateur qui n’a fait que l’imiter en matière de détournement des biens publics et d’enrichissement illicite effréné.
Car en réalité. Il est difficile d’être un collaborateur de Deby et de faire preuve de probité. Dans les écuries des voleurs, difficile de ne pas faire comme le chef de bande, sauf à prendre le risque de se faire étiqueter rebelle ou … mercenaire soudanais en devenir.
Mais voilà, en ce moment où partout en Afrique tous les projecteurs sont braqués sur les biens mal acquis par les autocrates de la même trempe que Deby, il faudrait bien que le peuple Tchadien s’intéresse particulièrement à tout ce que le dictateur a pu amasser depuis près de 20 ans qu’il gère notre pays comme une propriété familiale, disposant des dividendes du pétrole à sa guise. Mais en attendant les conclusions de notre enquête que nous menons sur les biens que le soudard installé au Palais du Peuple à N’djamena, Deby devrait déjà savoir que tous les biens qu’il a jusqu’ici acquis à gauche et à droite avec l’argent de notre pauvre pays ne lui profitera. Le sort de certains chefs d’Etats africains, devrait l’inciter à méditer sur son avenir, ainsi que celui de son entourage.
Par D.D de Ndjamena-matin
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