Le site Abidjan.net apporte une explication plausible à la nouvelle dégradation des relations entre la France et la Côte d'Ivoire.

"Les dés étaient donc jetés lorsque, contre toute attente, le président Laurent Gbagbo qui était en visite d’Etat dans le Nord-Ouest de son pays, a préféré se faire représenter aux obsèques de Bongo par une délégation conduite par le Premier ministre, Guillaume Soro et comprenant la Première dame, Mme Simone Ehivet Gbagbo. Il n’en fallait pas plus pour irriter Sarkozy. La Françafrique a perçu cela comme une autre «humiliation» de la part de Gbagbo. Après évidemment les distances que le Chef de l’Etat ivoirien a toujours observées vis-à-vis de la Françafrique. Laurent Gbagbo s’est-il absenté sciemment à ce mini-sommet ? «Je ne le pense pas. Aucun Chef d’Etat n’était informé de la tenue de cette rencontre. Elle était informelle. C’est une fois à Libreville que Sarkozy a voulu que cette rencontre ait lieu», confie une source diplomatique généralement bien informée. L’absence de Gbagbo a énervé si profondément Sarkozy, que le chef de l’Etat français a attaqué son homologue ivoirien dans la presse en prenant pour prétexte, la date de l’élection présidentielle fixée au 29 novembre 2009.
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Dans un premier temps, l’Elysée n’aurait pas apprécié les propos relatifs à Chirac lors de la récente interview que le président ivoirien a accordée à la télévision publique française, France 24. Laurent Gbagbo avait soutenu ceci : «Depuis que Chirac est parti, je dors bien». Pour l’Elysée, cela signifie que Gbagbo refuse de tourner la page des rapports heurtés ente la Côte d’Ivoire et la France.
Dans un second temps, Sarkozy qui à l’instar des autres membres de l’équipe Chirac, notamment De Villepin, Alliot-Marie et Brigitte Girardin, n’apprécie pas bien Laurent Gbagbo, a décidé de poursuivre la «guerre» de Chirac contre le chef de l’Etat ivoirien. L’objectif étant de «faire tomber» le Woody de Mama. D’où la campagne diplomatique anti-Gbagbo initiée par Sarkozy depuis quelque temps. Pour qu’en cas de non-tenue de l’élection présidentielle, à la date du 29 novembre prochain, l’on fasse porter la responsabilité au chef de l’Etat ivoirien et obtenir «une transition sans Gbagbo aux commandes du pays».
C’est le sens de l’agitation de Sarkozy lorsqu’il a parlé de la situation ivoirienne avec Ban-Ki Moon. Mais également avec Paul Biya qui était en visite officielle en France, du 21 au 24 juillet 2009."
Source: Sarkofrance
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