Le Mali n’a pas encore fini de réviser son Code de la famille que le Sénégal s’illustre dans ce domaine.
(Photo: Koaci)
Le chef de l’Etat malien, Amadou Toumani Touré (Att) avait déposé un projet de loi favorisant plus de droits aux femmes. Une loi adoptée par l’écrasante majorité des députés mais qui n’a pas manqué de soulever l’ire des autorités religieuses à travers le Haut conseil islamique malien (HCIM). La levée de boucliers et la pression de ce mouvement contre une telle initiative a fait reculer ATT qui, après avoir reçu les représentants des institutions, a renvoyé le texte devant l’Assemblée nationale pour une seconde lecture.
Lundi, les chefs religieux musulmans du Sénégal réunis à Louga (au nord) ont appelé, pour leur part, les autorités politiques à revoir le code la famille. Et, cela, disent-ils dans leur résolution, face aux nombreux les chefs religieux musulmans du Sénégal souhaitent que «le Code de la famille soit revu et adapté à nos mœurs et réalités ». Des imams promettent de sensibiliser sur la question.
Toutefois, pour le moment il n’a pas été spécifié les articles dudit code qui pourraient faire l’objet de modification. Contrairement à leurs homologues de Bamako qui relèvent une vingtaine d’articles sur les 1100 du code de la famille et des personnes qui favorisent l’émancipation des femmes. Celui du Sénégal a été modifié avec l’arrivée au pouvoir du régime actuel en début 2000, offrant une place de choix aux femmes. Comme c’est le cas dans l’accès des épouses à la terre, mais aussi l’autorité parentale. Une question qui avait alors heurté les religieux, estimant que l’Islam était contre une telle option. Il a fallu un combat sans relâche des organisations de défense des droits de la femme. Mais l’application reste toujours un écueil tant la tradition semble prendre le dessus sur la modernité.
Il est à noté également, que pour le Mali il s’agit d’un texte émanent de l’exécutif tandis que les religieux sénégalais devront sans doute compter sur les représentants du peuple. Peut-être les imams députés comme Imam Mbaye Niang, membre de l’opposition parlementaire procèdera à une proposition de loi.
Les religieux ont par ailleurs appelé l’opposition et le pouvoir au dialogue et à trouver de solutions aux délestages ainsi qu’aux inondations. Voilà en tous les cas, une occasion pour les religieux de convaincre les Sénégalais qu’ils ont leur mot à dire sur la manière dont le pays est géré. Leur requête de révision du code va-t-elle cependant aboutir ?
Les prochains jours nous édifieront.
Source : Koaci
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