
Dadis Camara serait il devenu le chouchou du président sénégalais? (Photo: koaci.com )
La présidence de la République vient de fendre un communiqué pour démentir cette information qui circule. Selon ce document transmis à l’Aps et repris par cet organe de presse, le président de la République Abdoulaye Wade assure qu’il n’a jamais tenu de propos de soutien à Dadis. Mais, il a plutôt demandé à ce dernier de respecter son engagement de ne pas se présenter à l’élection présidentielle de 2010. «Sa position n’a jamais varié depuis le départ et a consisté à convaincre le Capitaine Moussa Dadis Camara, qui le considère comme son père, de respecter son engagement de ne pas se présenter, lui qui avait dit que : la place des militaires est à la caserne », précise la présidence de la République.
Toutefois, Me Wade tient à souligner qu’il s’est rendu, avec son homologue du Liberia Mme Ellen Johnson Sirleaf, dans ce pays le 12 septembre dernier pour s’informer de la situation et, à cet effet, s’entretenir, d’une part, avec Dadis et, d’autre part, avec les forces vives qui regroupent les partis politiques, les syndicats et les Ong. «A leur arrivée à l’aéroport, Wade et Sirleaf n’ont pas décliné l’invitation du capitaine Camara qui leur demandait d’aller saluer des femmes qui tenaient réunion pour soutenir sa candidature à l’élection présidentielle alors que lui-même ne s’était pas encore prononcé. Lors de son allocution devant les femmes, le Président Wade a tenu à dire qu’il pouvait conseiller mais jamais il ne s’immiscerait dans les affaires intérieures de la Guinée», ajoute le communiqué.
Mais le hic dans tout cela, c’est que Me Wade et Mme Sirleaf n’ont rencontré que Moussa Dadis Camara et «ses militants». Ils n’ont point rencontré les forces vives comme ils le prétendaient. Ceci dit, le chef de l’Etat Sénégalais veut se disculper. Pour lui, c’est en raison de l’heure tardive de la fin de la réunion des femmes et des entretiens avec le chef de l’Etat Guinée, qu’ils n’ont pas pu, «à leur grand regret», entrer en contact avec les Forces vives. Malgré cette zone d’ombre, le président Wade précise qu’il n’est jamais sorti et n’entend pas sortir de son rôle de conseiller.
«Ce serait irresponsable de simplifier les problèmes de la Guinée au point de penser que le capitaine Dadis, malgré sa bonne volonté, dispose d’une grande marge de manœuvre. S’il peut être tenté de revenir sur sa promesse suite aux fortes pressions, le mieux est certainement de bien comprendre sa situation et de l’aider à sortir de ce qui est devenu un véritable guêpier », indique Me Abdoulaye Wade.
Pour le président sénégalaise, l’Union Africaine doit être consciente de cette situation et faire preuve de vigilance, être plus présente sur le terrain en Guinée, pour s’informer et parler à toutes les parties prenantes, sans exclusive. Faute de quoi, la Guinée risque de basculer dans la violence et le chaos, avec de graves conséquences pour toute l’Afrique de l’Ouest.
Dans une déclaration rendue publique vendredi, l’Union africaine a fixé un délai d’un mois au capitaine Moussa Dadis Camara pour qu’il s’engage, par écrit, à respecter son engagement de ne pas se présenter à l’élection présidentielle du 31 janvier 2010.
Source: Koaci
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